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Segur de la santé : on a remplacé les clap clap par des couic couic ( N Ferroni/France inter)
 |  Auteur: admin
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le texte:

 

"Nicole, on me dit que vous êtes impatiente ? 

"Oui, même si je ne suis pas médecin, je suis impatiente de voir ce que va donner la fameuse grande concertation promise au personnel soignant : le fameux « Ségur de la Santé ».

Qu'est-ce-que c'est, le Ségur de la Santé ?

C'est exactement comme le Grenelle de l'environnement, sauf que c'est le Ségur de la Santé : c'est à dire que c'est à la fois le nom de concertation et mais surtout le nom de la rue dans laquelle elle se produit.

Car, contrairement à ce que je croyais, si le Grenelle de l'environnement s'appelle « grenelle » c'est pas du tout en hommage à un petit animal en extinction qui s'appelle la grenelle mouchetée. Non, c'est juste que le ministère de l'écologie est situé à Paris, rue Grenelle

Et que là, comme le ministère de la Santé est situé avenue Ségur et ben, ils ont appelé leur concertation « le Ségur de la Santé ».

Et au départ je me suis dit : Oh, c'est une bonne idée, car en donnant à cette concertation le nom à la fois d'une rue et d'une comtesse, ça va lui donner à la fois un côté populaire mais raffiné. 

Sauf qu'après j'ai réfléchi. Et je me suis rappelée ce qu'elle avait écrit la comtesse de Ségur. Son "best-seller". La Comtesse de Ségur, elle est surtout connue pour avoir écrit Les malheurs de Sophie.

Donc je me suis dit : mais est-ce que c'est une bonne idée de donner comme nom, à une concertation qui réunit des professionnels déjà complètement à bout, le nom d'une femme célèbre pour « ses malheurs ».

Ça risque de leur porter la poisse, et faire que, après les malheurs de Sophie, on va semer les malheur de l'hôpital... le malheur de la santé..

Bref, je trouvais que c'était plus judicieux de changer le nom de la concertation !

Sauf que là, on m'a dit : Ferroni vous n'y pensez pas. la comm' est déjà lancé. Les supports sont déjà imprimés. Il y a écrit Ségur de la Santé partout, hors de question

Mais moi, quand on m'a dit ça..moi j'étais en train de déguster des patatas bravas en tapas, à une terrasse puisque depuis hier on le droit.

Et en mâchant ma patatas, je me disais : mais puisqu'on on peut pas changer de nom, pourquoi on ne changerait pas juste l'intonation ?

C'est-à-dire qu' on garde le mot Ségur de la Santé écrit en français, SÉGUR sauf qu'on le prononce à l'espagnol. Et ça donne le segur de la Santé...

Et ça c'est super, car Segur, en espagnol, ça veut dire quoi ? Ça veut dire soûr. Pas sourd de la surdité... sûr de la sûreté..

Estar Segur c'est être sûr. De la seguridad de Salud.

Or, c'est ça dont le personnel soignant a besoin : de sécurité et de certitude

Car le personnel soignant, il voit bien le vent tourner à son sujet : il voit bien qu'en mars , il était applaudi, et que le président disait de lui : La santé n'a pas de prix. Alors que maintenant au lancement de la concertation, le premier ministre M. Philippe vient d'annoncer qu'on ne changera ni de cap ni gouvernance

Donc le soignant il voit la vitesse à laquelle on remplace des clap clap... par couci-couic

Et c'est pour ça, qu'en appelant cette concertation, non pas le Ségur de la santé... mais le Segur

On engagerait les politiques à partir sur quelque chose de plus sûr. Faire que la santé redevienne à la fois un lieu sûr, de sécurité... où les gens ne meurent plus comme l'an passé aux urgences, dans les couloirs sur un brancard. Et un lieu sûr de certitude, où les plan d'économie hospitaliers ne seraient pas juste suspendus dans le temps, le temps que les gens n'applaudissent plus. Mais où ils seraient vraiment annulés.

Et où le ministre de la Santé, M. Véran ne dirait plus comme cette semaine “La fermeture d’un lit ou la non-fermeture je n’en fais pas un dogme. »  Mais il dirait « la fermeture d’un lit je n'en fais pas » tout court.

Car les suppressions de lits c'est fini. Terminado terminares ! Que ce soit au CHU Besançon ou ailleurs..

Et là, par ces mots braves comme des patates, patates bravas.

Et ces mesures fortes/fuerte, comme un chorizo piquant que pourraient être des lits, des postes, et les salaires décents tant attendus.

Le gouvernement, il montrerait que ses paroles du mois de mars peuvent traverser le temps comme les contes de la comtesse.

Et que sa concertation mérite donc, à la rigueur, de s'appeler comme elle, Ségur.

Car c'est bien connu : pour porter un nom de comtesse, il faut savoir rendre des comptes..."



Posté le:Jeudi 04 juin 2020 @ 09:58:06       Page Spéciale pour impression Envoyer cet Article à un ami     Précédent |  Suivant

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