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Professions réglementées : communiqué de presse du SJBM
 |  Auteur: admin
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PRESS

RELEASE

DIFFUSIONIMMÉDIATE

 

 

 

 

 


Contact presse: Dr Thomas Nenninger

Contact presse: Dr Thomas Vallotton

 

SJBM

SJBM

 

06 03 08 64 47 06 15 93 37 06 president@sjbm.fr thomas.vallotton@sjbm.fr

 

 

EXCELLENCEÉTHIQUE CONSCIENCE

 

Le gouvernement s'attaque aux professions libérales à grands coups de chiffres partiaux et de battage médiatique. Les professionnelsdeSantés'insurgentetluirépondent,révélant au passage les réels motifs de cette attaque et surtout à qui profite le crime...

  

PROFESSIONS RÉGLEMENTÉES : PARLONS VRAI !

Haro sur les professions libérales. Mais les effets de manche autour des rémunérations cachent une toute autre vérité.

  LES PROFESSIONS MÉDICALES SONT-ELLES RÉELLEMENT LES NOUVEAUX AFFAMEURS DU PEUPLE ?

 Alors que les dérives de la financiarisation de tous les secteurs de l'économie font exploser les inégalités et dégradent chaque jour un peu plus le pouvoir d'achat des français (en dépit des déclarations politiques prononcées au plus fort de la crise financière), le gouvernement désigne aujourd'hui un nouvel ennemi fantasmé comme unique responsable de tous les maux de notre société. Les professions libérales seraient cet ennemi !

Pour un gouvernement aux abois car incapable de faire face à la crise, quoi de mieux qu'un nouvel écran de fumée pour tenter de masquer son incompétence ! Les attaques répétées contre les professions réglementées ne sont destinées qu'à manipuler l'opinion en stigmatisant une “victime expiatoire” car cette catégorie socioprofessionnelle est souvent perçue, à tort, comme privilégiée.

Mais que reproche-t-on exactement aux professions libérales, ces femmes et ces hommes qui sauvent des vies, règlent des successions litigieuses, sécurisent les transactions immobilières, dispensent les médicaments, font les soins à domicile... ? D'être trop rémunératrices ?

Rappelons dans ce cas, à toutes fins utiles, que contrairement à leur dénomination, les professions libérales sont les plus réglementées de France, et soumises à des tarifications fixées... par l’État depuis plus de 60 ans ! Ce même État qui leur reproche aujourd'hui de percevoir des rémunérations superlatives, des prébendes abjectes, des rentes de situations intolérables —reproches que nos énarques ne semblent pas résolus à s'appliquer à eux-même : salaires, chauffeurs et personnels dédiés, avantages, retraites exceptionnelles....—.

Pour ne parler que des professionnels de Santé, puisque nous sommes médecins et pharmaciens spécialistes, et afin de rétablir une part de vérité face aux chiffres avancés, apportons quelques éléments bien volontairement occultés de tout rapport :

- Notre métier c'est 10 années d'études minimum (garantissant la qualité des soins français) qui sont non rémunérées ou très peu tout au long de l'externat (250 euros pour 35h hebdomadaires pendant 5 ans, des gardes de 12h payées 24 euros) puis de l'internat (1600 euros brut). On ne commence donc à être réellement rémunéré que vers 30 ans voire plus.

 

 

- Notre exercice quotidien comporte des gardes et des astreintes obligatoires de jour comme de nuit, y compris les jours fériés...

- Le travail hebdomadaire des professions libérales n'est pas réduit à 35h, et dépasse le plus souvent les 50h.

- Le statut libéral est caractérisé par sa protection sociale minimale (montant des pensions retraite réduit au minimum, absence d'assurance chômage, de congé maternité, de congés payés, protection très précaire en cas d’arrêt maladie de longue durée, responsabilité civile illimitée sur l'ensemble du patrimoine, garantie par de coûteuses assurances professionnelles, responsabilité pénale lourde...)

- Les professions libérales sont des contribuables émérites: la progressivité de l'impôt en fait de grands contributeurs de la solidarité nationale, et ils font vivre directement et indirectement une fraction non négligeable de la population par le travail qu'ils induisent à leurs côtés. Au contraire des multinationales qui rêvent de s'emparer du monopole de la santé, dont les bénéfices iraient nourrir les paradis fiscaux, et les fonds de pension anglosaxons, et qui délocaliseraient au plus vite les emplois.

- En tant que contribuables émérites, nous sommes exclus pour tout ou partie de la plupart des prestations sociales qui sont plafonnées suivant les revenus (APL, PAJE, etc...)

- Les professions libérales sont aujourd'hui bien souvent de véritables dirigeants d'entreprise, employant souvent des dizaines voire plus d'une centaine de salariés dans le cas des laboratoires de biologie médicale. Si les rémunérations doivent être comparées, c'est par rapport à celles des dirigeants des PME françaises qu'elles doivent l'être. Car pour le reste, soit l'immense majorité, notamment des jeunes professionnels, les biologistes médicaux sont des salariés ou assimilables (contrats TNS ultraminoritaires le plus souvent contraints qui n'est autre que du salariat déguisé en profession libérale pour mieux frauder les cotisations salariales), et leurs rémunérations sont bien inférieures aux chiffres qui agitent en ce moment le landerneau politique...

D'après l'OCDE, l'efficacité du système de santé en France est optimal, avec un coût autour de 4000 dollars par habitant pour une espérance de vie autour de 82 ans. Au contraire, le coût explose dans les pays qui ont libéralisé le secteur de la santé, tels que les USA où le coût de la santé est de plus de 8000 dollars par habitant, conduisant nombre de patients à renoncer à se soigner. Ainsi, l'espérance de vie est significativement raccourcie à 78 ans aux USA.

Les jeunes professionnels de Santé, outrageusement stigmatisés comme des nantis, n'ont ni peur, ni honte de parler ouvertement de leurs métiers (ou plutôt de leur vocation) et de leurs rémunérations, que notre gouvernement pointe honteusement du doigt ! Interrogez-nous !

Car derrière le discours vantant de théoriques économies, se cache le véritable but de la manœuvre : vendre ou plutôt offrir notre système de Santé aux appétits capitalistiques de la finance comme s'il s'agissait d'un banal marché comme les autres ! Nous vivons à une bien triste époque, uniquement dirigée par des lobbys financiers, et il est bien triste que des personnalités aussi intelligentes que Mr Montebourg —qui ne peut ignorer qu'il est en train d'offrir en sacrifice à l'Europe de la finance et à la mondialisation de l'OMC qu'il n'avait de cesse de dénoncer il y a encore quelques mois dans ses écrits— la qualité des services publics d'intérêt général opérés dans un cadre libéral sous le contrôle strict de l'Etat français dont il est pourtant l'un des représentants. Mais l'État français semble ne plus rien avoir de souverain, a fortiori face aux puissances d'argent internationales.

Comment expliquer autrement que par une pression de la grande industrie et du commerce international, la volonté de vendre des médicaments même qualifié “d'auto-médication” en grande surface ? Quelle belle idée en effet dans le pays qui consomme déjà le plus de médicaments que d'en augmenter la surface de vente en faisant de plus baisser leurs prix ? Comment être plus certain d'augmenter ainsi le volume des ventes et donc la consommation de tels médicaments ? C'est une aberration au même titre que celle de faire perdre leur indépendance d'exercice aux professionnels de Santé, seule garante de leur éthique médicale, en offrant leurs outils de travail à la finance mondiale ? Baisse de la qualité des soins et même des revenus

 

 

pour l'Etat (car ces capitaux étrangers ne sont pas imposables en France) voilà les seules garanties de toute cette mascarade pourtant perpétrée par un gouvernement dit “socialiste”. Pauvre Jaurès! Pauvre De Gaulle!

Il y a une raison si en 45, nos aînés, autrement plus courageux que nos gouvernants actuels, ont sanctuarisé ces professions. C'est parce que toutes ont en commun le service public, l'intérêt général, et sont à ce titre hautement politiques —au sens noble du terme si tant est qu'il existe encore— et portent les valeurs de compétence, d'indépendance, de déontologie, de respect du secret professionnel et médical mais aussi et avant tout l'empathie, l'altruisme et le don de soi. Ces valeurs sont bien éloignées du nouveau paradigme promettant déreglementation et amateurisme, organisant la fuite sociale et fiscale des capitaux...

Offrir ces professions en sacrifice à la finance internationale au prétexte d'améliorer le pouvoir d'achat des français (alors que les financiers ne se gêneront pas pour sacrifier la qualité de service et augmenter les prix cette fois déréglementés) est d'un cynisme et d'une outrecuidance qui nous donne envie d'entonner les refrains de 1789.

Les vrais aristocrates du capitalisme et de la finance, ceux qui nous gouvernent, doivent rendre des compte !

En matière de Santé, la finance déréglementée est un véritable cancer. Cancer qui semble gagner les organes vitaux de notre société en s’attaquant à nos cellules politiques déjà bien immunodéprimées et ce quelle que soit leur appartenance : droite ou gauche peu importe, le cancer est métastasé et se répand inexorablement ! Contre ce mal qui ronge la France, même les professionnels de Santé “sur-rémunérés” que nous sommes n'ont pas de remèdes miracle, mais savent au moins poser lucidement et honnêtement le diagnostique. Et cela fait toute la différence!

 

 



Posté le:Lundi 18 août 2014 @ 08:47:55       Page Spéciale pour impression Envoyer cet Article à un ami     Précédent |  Suivant
ALIX
13   

  Posté : 18-08-2014 11:45

Tout à fait d'accord , avec une réserve cependant, il existe une
grande disparité de revenus chez les professions libérales;
l'altruisme et le don de soi ne sont pas présents partout, et surtout quand on s'eleve dans l'echelle sociale .
Il faut comparer ce qui est comparable , un Biologiste Dirigeant
dans une structure d'une centaine de salariés est dans un secteur "protégé ", et le patron d'une PME lui ne l'est pas , alors justifier les revenus de l'un par les revenus de l'autre ne semble pas opportun.
Les regoupements de labo n'ont fait que suivre une tendance lourde qui touche tous les secteurs , qui permet des gains de
productivite , mais qui helas ne profite pas à l'emploi.
Que devant les gains de productivité réalisés , l'état veuille sa part , c'était hautement prévisible..Que les Biologistes soient
inquiets semble justifié , regroupés ou pire si non regroupés.


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Anonyme
721  

  Posté : 18-08-2014 15:25

oui, et les biologistes non encore regroupés qui exercent réellement leur profession payant la qualité et leur dîme au cofrac sont à peine smicards, rien à voir avec les usines biologiques ou les autres professions citées, et pourtant ils travaillent 60 Heures...par semaine..trop de disparités en biologie.

Anonyme
721  

  Posté : 19-08-2014 07:15

Le cas des biologistes est bien différent.
Depuis l'ordonnance du 13 janvier 2010, nous assistons à la destruction inexorable de la profession.
Nos revenus baissent chaque année ou presque depuis des lustres et cela malgré un accord "triennal"...qui devait empêcher ces baisses..
Nous travaillons aussi 60 heures par semaine, et depuis 2 ans avec le racket de la qualité, nous n'avons plus de revenus du travail!!
Bien-sur nous allons vendre à un financier , belle perspective d'avenir.. et retrouver les remplacements en TNS, c'est presque un soulagement!

Anonyme
721  

  Posté : 21-08-2014 16:25

C'est une réalité: un "petit" dépassement de B nous arrangerait
bien, alors qu'une fois encore se profile une baisse...nous n'avons pas ce genre de possibilité..

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