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Magasine L’expansion

À l’attention de Madame Stéphanie Benz

29, rue de Châteaudun

75 308 Paris Cedex 09

 

 

Madame,

 

J’ai lu avec effarement votre article consacré aux rentes de situation auxquelles la Sécurité sociale voudrait mettre un terme.

Je pense que votre vision est erronée, liée à un abord superficiel et partial, presque désinvolte du sujet – vous citez d’ailleurs ma grève de la faim comme une simple anecdote sans donner mon nom, ni détailler les motifs.

 

  1. Concernant les grosses structures, vous donnez largement la parole à un biologiste (là, vous citez son nom ainsi que celui de son groupe) qui s’extasie sur la réelle productivité des usines à analyses.

En revanche, vous vous gardez bien d’expliquer que pour y arriver, ces structures mettent en danger la santé du patient.

En effet, pour fonctionner, ces usines sont reliées à des laboratoires de proximité complètement vides dont le personnel a été sacrifié. Dans ces conditions, ces nouvelles structures n’assument plus leur mission de santé auprès du patient, incapables de faire face à des demandes d'analyses urgentes pouvant sauver des vies.

Ces usines à analyses sont d’autant plus dangereuses qu’elles servent de prétexte à des baisses tarifaires nuisant à toute la profession.

 

Voici donc l’équation de cette rentabilité : une usine à analyses + des labos vides + des livreurs de tubes = un grave danger pour la santé.

Et vous ne vous êtes concentrée que sur la première variable de cette équation.

 

  1. Qu’en est-il des petites structures qui maintiennent une proximité humaine et analytique ?

Vous êtes-vous renseignée sur le travail du biologiste, ses horaires, sa rentabilité (discutable dans ces conditions) ?

Enfin, à propos de ma grève de la faim, pour qu’un soi-disant « rentier » en arrive à de telles extrémités, pourriez-vous vous interroger sur sa motivation, sur les problèmes infiniment graves liés à la dégradation du système de santé suite à la mise en application d’une pensée ultralibérale ?

Visiblement vous ne l’avez pas fait. En revanche les patients eux s’en rendent compte et discernent les véritables laboratoires de ceux qui sont des décors dont nous parlions plus haut. D’ailleurs, pendant ces trois semaines de grève de la faim, ils m’ont  témoigné par centaines leur soutien, leur désespoir et la valeur qu’ils attachent à notre fonction humaine.

Madame, s’occuper des autres sera toujours considéré comme trop coûteux. Ceux qui vous disent le contraire vous tuent et c’est eux que vous célébrez.

 

En espérant une prise de conscience de votre part, veuillez agréer Madame Benz,  l’expression de mes sentiments distingués.

 

Patrick Lepreux



Posté le:Jeudi 28 février 2013 @ 18:22:11       Page Spéciale pour impression Envoyer cet Article à un ami     Précédent |  Suivant

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